Immobilier : le marché reprend son souffle selon Laforêt

Immobilier : le marché reprend son souffle selon Laforêt

Publié le 13/07/2013 // Modifié le 09/08/2018

Après avoir constaté une nette baisse des prix en 2012 (- 4 %), le premier semestre 2013 enregistre une accélération du recul des prix de - 2 % en moyenne (- 3 % à Paris). L’étude publiée le 2 juillet évoque même une baisse pouvant dépasser les 15 % pour les acquisitions hors métropoles.

Cette baisse des prix est une bonne nouvelle pour le marché dans son ensemble, déjà boosté par des taux d’intérêt historiquement bas.

Elle profite aux acquéreurs bien sûr, mais aussi aux professionnels de l’immobilier, à l’image du réseau Laforêt qui enregistre sur les six premiers mois de l’année des transactions en hausse de 5,3 %, comparées au premier semestre 2012. « Nous sommes passés en moyenne en France de 1.500 à 2.000 acquéreurs potentiels par mois. On peut parler de reprise après une année 2012 où nous avions perdu un acquéreur sur cinq ».

Des acquéreurs plus exigeants

« La baisse des prix annoncée attire de nouveaux acquéreurs et génère le retour d’opportunistes à l’affût de la bonne affaire, constate Laforêt. Les comportements des acquéreurs se radicalisent ». Clairement, la balle est dans leur camp puisque le stock de biens à vendre est conséquent. Du coup, le degré d’exigence augmente et les acquéreurs n’hésitent pas à faire jouer la concurrence. Selon Laforêt, les acquéreurs « visitent deux fois plus que par le passé avant de se décider à faire une offre ».

Les critères fluctuent également : la qualité doit être au top et les prix en-dessous de plafonds toujours plus bas. « Chaque visite est prétexte à chercher les failles qui pourraient faire baisser le prix » constate Laforêt, qui note également la montée en puissance des méthodes offensives de la part des acquéreurs. Les acquéreurs n’hésitent ainsi plus à faire « plusieurs offres basses en même temps pour tester la flexibilité des vendeurs ». Et tant que le compromis n’est pas signé, tout reste possible, même la rétractation !

Les vendeurs se résignent

Face à la montée en puissance des pratiques opportunistes, les vendeurs n’ont plus forcément le choix. « Des offres très basses sont acceptées par des vendeurs qui savent que désormais le temps joue contre eux ». Et de fait, le marché est encore fébrile. La remontée des taux d’emprunt que nombre d’experts financiers anticipent pour les prochains mois n’arrange rien. « Si demain les taux d’intérêt se mettaient à prendre un peu d’ampleur, les transactions repartiraient très vite dans l’autre sens. »

Et sachant que les biens à la vente sont nombreux, les délais de vente sont à la hausse. Ils sont passés ce semestre de 64 à 70 jours en moyenne à Paris et de 115 à 125 jours en moyenne en province. « Il devient de plus en plus rare de vendre son bien en moins de trois mois, hors de Paris. Les villes moyennes notamment dépassent des délais de six mois ».

Tous ces éléments conjugués incitent certains vendeurs à lâcher du lest. Ils « finissent par accepter des offres plus basses, et parfois sous le prix du marché », conclut Laforêt.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise ©

Après avoir constaté une nette baisse des prix en 2012 (- 4 %), le premier semestre 2013 enregistre une accélération du recul des prix de - 2 % en moyenne (- 3 % à Paris). L’étude publiée le 2 juillet évoque même une baisse pouvant dépasser les 15 % pour les acquisitions hors métropoles.

Cette baisse des prix est une bonne nouvelle pour le marché dans son ensemble, déjà boosté par des taux d’intérêt historiquement bas.

Elle profite aux acquéreurs bien sûr, mais aussi aux professionnels de l’immobilier, à l’image du réseau Laforêt qui enregistre sur les six premiers mois de l’année des transactions en hausse de 5,3 %, comparées au premier semestre 2012. « Nous sommes passés en moyenne en France de 1.500 à 2.000 acquéreurs potentiels par mois. On peut parler de reprise après une année 2012 où nous avions perdu un acquéreur sur cinq ».

Des acquéreurs plus exigeants

« La baisse des prix annoncée attire de nouveaux acquéreurs et génère le retour d’opportunistes à l’affût de la bonne affaire, constate Laforêt. Les comportements des acquéreurs se radicalisent ». Clairement, la balle est dans leur camp puisque le stock de biens à vendre est conséquent. Du coup, le degré d’exigence augmente et les acquéreurs n’hésitent pas à faire jouer la concurrence. Selon Laforêt, les acquéreurs « visitent deux fois plus que par le passé avant de se décider à faire une offre ».

Les critères fluctuent également : la qualité doit être au top et les prix en-dessous de plafonds toujours plus bas. « Chaque visite est prétexte à chercher les failles qui pourraient faire baisser le prix » constate Laforêt, qui note également la montée en puissance des méthodes offensives de la part des acquéreurs. Les acquéreurs n’hésitent ainsi plus à faire « plusieurs offres basses en même temps pour tester la flexibilité des vendeurs ». Et tant que le compromis n’est pas signé, tout reste possible, même la rétractation !

Les vendeurs se résignent

Face à la montée en puissance des pratiques opportunistes, les vendeurs n’ont plus forcément le choix. « Des offres très basses sont acceptées par des vendeurs qui savent que désormais le temps joue contre eux ». Et de fait, le marché est encore fébrile. La remontée des taux d’emprunt que nombre d’experts financiers anticipent pour les prochains mois n’arrange rien. « Si demain les taux d’intérêt se mettaient à prendre un peu d’ampleur, les transactions repartiraient très vite dans l’autre sens. »

Et sachant que les biens à la vente sont nombreux, les délais de vente sont à la hausse. Ils sont passés ce semestre de 64 à 70 jours en moyenne à Paris et de 115 à 125 jours en moyenne en province. « Il devient de plus en plus rare de vendre son bien en moins de trois mois, hors de Paris. Les villes moyennes notamment dépassent des délais de six mois ».

Tous ces éléments conjugués incitent certains vendeurs à lâcher du lest. Ils « finissent par accepter des offres plus basses, et parfois sous le prix du marché », conclut Laforêt.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise ©

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